Raphael Guarino, photographe allemand, réalise des portraits plus puissants les uns que les autres et nous démontre que le
portrait n’est pas un genre surfait ou trop lisse. L’art du portrait peut sembler simple, un homme ou une femme devant un objectif, un visage, le bouton de l’appareil qui s’enclenche et c’est dans la boîte. Mais le portrait s’avère plus complexe, cela induit un lien tangible entre le photographe et la personne photographiée.

Les deux figures se « dévisagent » car ce que nous regardons nous regarde. Ce lien n’est pas forcément source d’entente entre des deux, une inquiétude de la part du sujet d’être ainsi scruté sans son autorisation, et le photographe qui se cache derrière son objectif, masquant son identité.

L’art du portrait se distingue autrement : les deux interlocuteurs sont conscients de leurs places, l’un pose, l’autre exécute son devoir. Le portrait est bien plus qu’une simple captation d’un visage, d’une représentation physique, il faut réussir à faire apparaître la personnalité du sujet au même titre que le lien sous-jacent qu’entretiennent le photographe et son modèle. Chaque moment que Raphael Guarino nous offre est sincère, juste. Il a su capter ce moment où le sujet se livre, rien qu’un instant, cet instant où il laisse tomber ses barrières mentales et physiques. Le portrait inclus obligatoirement la notion de l’éthique de responsabilité. En effet, un portrait est net, sans détour, le sujet n’a pas d’échappatoire, il doit laisser une « trace ».

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Article rédigée par Célestre Massol – Joe Rage http://joerage.com/